Diagnostics immobiliers en Provence-Alpes-Côte d'Azur04 05 06 13 83 84

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Estimateur · sources publiques

Combien la lettre de votre diagnostic vous coûte à la revente

Donnez une adresse : le diagnostic du bien est retrouvé dans la base publique, croisé aux prix réellement pratiqués dans la rue et à l'écart mesuré pour sa lettre. Vous obtenez un montant, et l'écart avec ce que vaudrait le même bien classé C.

Sans compte ni adresse électronique. Le diagnostic du bien est cherché dans la base publique nationale, les prix dans les ventes enregistrées par les notaires.

Les trois éléments du calcul

Le diagnostic du bien

Celui qui a réellement été établi à l'adresse, avec sa lettre et sa surface, tel qu'il figure dans la base nationale.

Le prix de la rue

Le prix au mètre carré des ventes enregistrées par les notaires, au grain de la voie quand elle en compte assez, du secteur sinon.

L'écart par lettre

Mesuré sur 610 004 ventes appariées à l'adresse exacte par notre observatoire, séparément pour les maisons et les appartements.

Ce qui est local, et ce qui ne l'est pas

Autant l'annoncer avant le résultat. Une seule des trois briques est régionale : le prix au mètre carré, qui vient des transactions réellement enregistrées autour du bien et porte donc tout ce qui fait la valeur d'un emplacement, la vue, la distance à la mer, la commune. Les écarts par lettre, eux, sont mesurés à l'échelle nationale, faute d'un volume de ventes appariées suffisant pour publier une décote régionale qui tienne. Les afficher comme un chiffre local serait une facilité que la donnée ne permet pas.

L'écart entre maison et appartement, en revanche, est bien pris en compte, et il est considérable : une maison classée G se vend en médiane 16,4 % moins cher qu'une maison D comparable, un appartement G 6,5 %. Dans une région où le bien type est la villa sur sa parcelle, c'est la première colonne qui s'applique le plus souvent, et c'est la plus sévère des deux.

Résidence secondaire : la valeur baisse, la règle ne s'applique pas

C'est la particularité régionale la plus mal comprise. Près d'un logement sur six n'est pas une résidence principale ici, entre le littoral des Alpes-Maritimes et du Var, les stations des Alpes du Sud et le Luberon. Or le calendrier d'interdiction de louer, qui ferme la location aux logements classés G depuis 2025, aux F en 2028 et aux E en 2034, ne vise que les résidences principales.

Un propriétaire de maison secondaire peut donc conserver un bien classé G sans jamais rien enfreindre. Deux choses le rattrapent au moment de vendre : l'audit énergétique, dû à la vente d'une maison classée E, F ou G quel que soit son usage, et la moins-value, qui ne fait aucune différence entre une résidence principale et une maison de vacances. La contrainte est absente, le coût ne l'est pas.

Le cas du meublé de tourisme évolue à part. La loi du 19 novembre 2024 a engagé son rapprochement avec le régime commun, avec un enregistrement national et un plancher de performance dont les échéances s'échelonnent. Ce qui n'est pas encore entré en vigueur ne s'applique pas aujourd'hui, et se présente comme tel.

Ce que l'estimation ne prétend pas être

Le calcul suppose que le prix médian observé autour du bien correspond à peu près à celui d'un logement classé D, la lettre médiane du parc vendu, puis applique l'écart de votre lettre à cette base. C'est une hypothèse, assumée, et elle vaut mieux dans une rue homogène que dans un secteur qui mêle un lotissement récent et un centre ancien.

Trois choses lui échappent par construction : l'état réel du bien au-delà de son énergie, la vue et l'exposition à l'échelle de la parcelle, et le moment du marché. Un avis de valeur professionnel les intègre, pas un calcul. Le chiffre sert à savoir si l'enjeu se compte en milliers ou en dizaines de milliers d'euros, ce qui suffit à décider s'il faut faire chiffrer des travaux.

Questions de vendeurs

Ces écarts sont-ils mesurés en Provence-Alpes-Côte d'Azur ?
Non, et il faut le dire clairement. Les écarts appliqués proviennent d'un appariement national de 610 004 ventes à l'adresse exacte : une maison classée G s'y vend en médiane 16,4 % moins cher qu'une maison D comparable, un appartement G 6,5 % moins cher. Ce qui est local dans le calcul, c'est le prix au mètre carré de votre rue ou de votre secteur, tiré des transactions réelles. La décote, elle, est une moyenne nationale appliquée à un prix local.
Pourquoi l'écart est-il si différent entre maison et appartement ?
Parce qu'une maison porte seule sa facture d'énergie et son enveloppe, quand un appartement mutualise une partie du chauffage, des murs et de la toiture avec l'immeuble. L'acheteur d'une villa mal isolée sait qu'il financera l'intégralité du chantier, et le prix s'ajuste davantage. Dans une région où le bien type est une maison individuelle, c'est la colonne de gauche qui vous concerne le plus souvent.
Comment l'estimation est-elle construite ?
Trois éléments, tous publics ou mesurés. Le diagnostic de votre bien, retrouvé à votre adresse dans la base nationale. Le prix au mètre carré réellement constaté dans votre rue quand le nombre de ventes le permet, dans votre secteur sinon, d'après les transactions enregistrées par les notaires. Et l'écart de prix mesuré pour votre lettre. Le résultat reste un ordre de grandeur : ce n'est ni une expertise, ni un avis de valeur.
Ma résidence secondaire est-elle concernée ?
Pour la valeur, oui, entièrement : la moins-value se matérialise à la revente, sans considération de l'usage. Pour la réglementation, non : le calendrier d'interdiction de louer ne vise que les résidences principales. Un logement occupé quelques semaines par an peut donc rester classé G sans contrainte, et perdre néanmoins à la revente. Près d'un logement sur six n'est pas une résidence principale dans la région : la distinction concerne beaucoup de monde ici.
Le passage au nouveau coefficient de 2026 change-t-il ma valeur ?
Il change la lettre avant de changer le prix. Un logement chauffé à l'électricité voit sa consommation affichée reculer d'environ 17 % depuis le 1er janvier 2026, et certains biens remontent d'un cran. L'estimation part de la lettre : si la vôtre a bougé, l'écart appliqué n'est plus le même. Le bâti, lui, n'a pas changé, et un acheteur averti regarde aussi la consommation, pas seulement la lettre.
Que reste-t-il de l'écart quand la vue compense tout ?
C'est l'objection légitime sur le littoral, où l'emplacement pèse lourd. Elle ne fait pas disparaître l'écart, elle le déplace : le prix au mètre carré de la rue intègre déjà la vue et la proximité de la mer, et l'écart de lettre s'applique par-dessus, à emplacement égal. Deux biens de la même rue avec la même vue ne se vendent pas au même prix si l'un est classé C et l'autre G.
Que devient l'adresse que je saisis ?
Rien. Elle sert à interroger les bases publiques au moment du calcul, puis elle disparaît. Aucun compte, aucune adresse électronique, aucune conservation.

Savoir ce que coûterait de remonter

Un audit énergétique établit les scénarios de travaux qui font remonter la lettre, leur ordre, leur coût et les aides mobilisables. Il est de toute façon dû à la vente d'une maison classée E, F ou G. Jusqu'à trois professionnels certifiés du secteur peuvent le chiffrer, sans frais ni engagement.

L'observatoire de la décoteLa méthode, les écarts par lettre et le détail par département
Retrouver un diagnostic par adresseLa lettre, la surface et la validité restante, sans inscription
Le DPE en 2026Le coefficient de 1,9, le recalcul pris en charge, et le comparateur avant-après