Les six départements classés par part de F et G
Les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse, rangés par part de logements F et G.
Hautes-Alpes (05) arrive en tête avec 23,4 % · Part de logements F et G, d'après les diagnostics enregistrés à l'ADEME depuis juillet 2021 dans les six départements de la région, recalculés chaque jour.
Le tableau
- 123,4 %Hautes-Alpes(05) · 41 251 DPE
- 217,7 %Alpes-de-Haute-Provence(04) · 39 134 DPE
- 310,3 %Vaucluse(84) · 117 248 DPE
- 45,7 %Alpes-Maritimes(06) · 297 836 DPE
- 53,5 %Var(83) · 259 952 DPE
- 63,2 %Bouches-du-Rhône(13) · 480 226 DPE
Comment lire ce tableau
Six départements, un seul tableau. Le grain départemental efface le bruit des petites communes et fait apparaître ce que le classement communal disperse : l'écart d'altitude et de climat qui traverse la région.
Ce qui sépare le haut du bas du tableau
Les logements F et G se concentrent là où l'hiver est long et le bâti ancien : les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence en tête, suivies du Vaucluse dont l'arrière-pays partage ces caractéristiques. Les départements littoraux ferment la marche, non parce que leur bâti serait meilleur, mais parce qu'une saison de chauffe courte réduit la consommation calculée. La région n'est pas d'un seul tenant climatique, et ce tableau en est la démonstration la plus lisible.
Le second facteur est la résidence secondaire. Un logement occupé quelques semaines par an se rénove moins qu'une résidence principale : la dépense ne se rattrape pas sur la facture. Les vallées alpines et l'arrière-pays cumulent les deux effets.
Ce que le tableau ne dit pas
Il porte sur les logements diagnostiqués depuis juillet 2021, pas sur le parc entier. Il ignore le confort d'été, sur lequel le classement s'inverserait probablement. Et il ne dit rien de la difficulté réelle des travaux, qui n'est pas la même sur un mas en pierre en secteur protégé et sur une maison de lotissement des années 1980.
Les aides, et par où commencer
Les dispositifs nationaux s'appliquent partout : MaPrimeRénov', les CEE, l'éco-prêt à taux zéro, avec des taux de prise en charge qui montent fortement pour les ménages modestes. Le conseil gratuit de France Rénov' oriente vers les dispositifs départementaux et régionaux, qui varient d'un département à l'autre. Avant d'engager quoi que ce soit sur un logement classé E, F ou G destiné à la vente, l'audit énergétique est de toute façon obligatoire : autant s'en servir comme feuille de route.
Les questions que ce tableau soulève
Pourquoi les départements alpins sortent-ils devant les littoraux ?
Parce que le calcul du diagnostic est dominé par le chauffage. Les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence connaissent une saison de chauffe sans rapport avec celle de la côte, sur un bâti souvent ancien et fréquemment occupé en résidence secondaire, donc peu rénové. Le littoral bénéficie d'un climat qui allège la consommation calculée, indépendamment de la qualité de ses logements.
Quelle est la part de logements F et G en France ?
Le ministère de la Transition écologique estime à environ 17 % du parc résidentiel la part des logements classés F ou G, soit de l'ordre de 5 millions de logements. Ce chiffre est national et porte sur le parc entier ; les pourcentages de ce tableau, eux, portent sur les seuls logements diagnostiqués depuis juillet 2021 et ne se comparent pas directement.
Mon département est en tête : quelles aides pour rénover ?
Les dispositifs nationaux d'abord : MaPrimeRénov', les certificats d'économies d'énergie et l'éco-prêt à taux zéro, cumulables, avec des taux qui montent fortement pour les ménages aux revenus modestes. Les conseillers France Rénov' orientent gratuitement vers les aides du département et de la région, qui ne sont pas les mêmes partout. Un audit énergétique donne l'ordre des travaux.
Quelle est la classe DPE de votre logement ?
Retrouvez le diagnostic déjà réalisé à une adresse de la région, ou estimez une étiquette en quelques questions.
Source : ADEME · Observatoire DPE-Audit. Licence Etalab 2.0. Agrégat calculé sur l'ensemble des diagnostics enregistrés depuis le 1ᵉʳ juillet 2021.