Communes au bâti le plus ancien de la région
Les communes de la région où la part de logements construits avant 1948 est la plus forte : villages perchés, centres anciens, bastides et mas.
Cadenet (84) arrive en tête avec 31,1 % · Part construite avant 1948, d'après les diagnostics enregistrés à l'ADEME depuis juillet 2021 dans les six départements de la région, recalculés chaque jour.
Le tableau
- 131,1 %Cadenet(84) · 818 DPE
- 226,9 %Puget-Ville(83) · 655 DPE
- 324,8 %Beaulieu-sur-Mer(06) · 1 028 DPE
- 424,5 %Le Bar-sur-Loup(06) · 506 DPE
- 524,2 %Beausoleil(06) · 4 051 DPE
- 623,3 %Sospel(06) · 683 DPE
- 723,3 %Toulon(83) · 45 659 DPE
- 822,9 %La Garde-Freinet(83) · 625 DPE
- 922,1 %Menton(06) · 11 213 DPE
- 1021,7 %La Turbie(06) · 636 DPE
- 1121,1 %Gonfaron(83) · 837 DPE
- 1220,8 %Apt(84) · 4 909 DPE
- 1320,8 %Saint-Vallier-de-Thiey(06) · 659 DPE
- 1420,5 %Villefranche-sur-Mer(06) · 1 948 DPE
- 1520,2 %Sarrians(84) · 687 DPE
- 1619,9 %La Penne-sur-Huveaune(13) · 1 107 DPE
- 1719,8 %Bédoin(84) · 610 DPE
- 1819,8 %Saint-Saturnin-lès-Apt(84) · 761 DPE
- 1919,7 %Nice(06) · 98 263 DPE
- 2018,5 %Barbentane(13) · 670 DPE
- 2118,1 %Grasse(06) · 12 115 DPE
- 2218,0 %Ollioules(83) · 2 896 DPE
- 2317,9 %Saint-Rémy-de-Provence(13) · 2 102 DPE
- 2417,3 %Pignans(83) · 718 DPE
- 2516,9 %Mazan(84) · 942 DPE
- 2616,8 %Le Muy(83) · 1 764 DPE
- 2716,8 %Pierrefeu-du-Var(83) · 847 DPE
- 2816,6 %Lauris(84) · 649 DPE
- 2916,5 %Avignon(84) · 29 591 DPE
- 3016,3 %Eyguières(13) · 1 186 DPE
- 3116,1 %Caromb(84) · 566 DPE
- 3216,1 %La Cadière-d'Azur(83) · 881 DPE
- 3315,9 %Flayosc(83) · 955 DPE
- 3415,9 %La Tour-D'aigues(84) · 637 DPE
- 3515,9 %Le Beausset(83) · 1 799 DPE
- 3615,7 %Signes(83) · 535 DPE
- 3715,6 %Carnoules(83) · 653 DPE
- 3815,5 %Flassans-sur-Issole(83) · 567 DPE
- 3915,5 %Saint-Jean-Cap-Ferrat(06) · 966 DPE
- 4015,4 %Saint-Cézaire-sur-Siagne(06) · 641 DPE
- 4115,4 %Villelaure(84) · 566 DPE
- 4215,3 %Cap-D'ail(06) · 1 427 DPE
- 4315,1 %La Colle-sur-Loup(06) · 1 435 DPE
- 4414,9 %Tourrettes-sur-Loup(06) · 671 DPE
- 4514,9 %Vence(06) · 4 471 DPE
- 4614,8 %Tourrette-Levens(06) · 562 DPE
- 4714,7 %Aups(83) · 571 DPE
- 4814,7 %Carpentras(84) · 7 185 DPE
- 4914,7 %Entraigues-sur-la-Sorgue(84) · 1 469 DPE
- 5014,7 %Grans(13) · 812 DPE
Comment lire ce tableau
1948 est la coupure conventionnelle que retiennent l'INSEE et l'ADEME entre le bâti traditionnel, en pierre ou en brique massive, et la construction d'après-guerre en béton et parpaing. Dans cette région, ce qui se trouve du côté ancien de la coupure a un nom : village perché, centre ancien, bastide, mas, cabanon.
Ce que la pierre fait au diagnostic
Elle joue dans les deux sens, et le rapport ne le dit qu'à moitié. Un mur de 50 à 60 centimètres a une inertie considérable : il restitue lentement, ce qui tempère l'été et amortit les écarts de température. C'est précisément ce que mesure l'indicateur de confort d'été, sur lequel ce bâti est souvent excellent.
Mais l'étiquette énergie porte d'abord sur l'hiver, et là, l'absence d'isolation rapportée se paie. En l'absence de relevé précis, la méthode 3CL applique au bâti antérieur à 1948 des valeurs par défaut sévères : de l'ordre de 2 W/m²·K pour un mur non isolé contre 0,3 avec une isolation par l'extérieur, 1,5 pour une toiture contre 0,2 avec 30 cm d'isolant, et le simple vitrage par défaut aux fenêtres. Sans travaux, la classe obtenue tombe fréquemment en E, F ou G.
L'ordre des travaux, et la contrainte patrimoniale
Les combles d'abord : c'est le meilleur rapport entre le gain et la dépense. Les ouvrants ensuite. Les murs en troisième, et c'est là que la région complique les choses : en secteur protégé, dans un village classé ou aux abords d'un monument, l'architecte des Bâtiments de France refuse couramment l'isolation par l'extérieur, qui modifierait la façade. Reste l'isolation par l'intérieur, qui coûte quelques centimètres de surface habitable, et qui supprime au passage une partie du bénéfice d'inertie. Le système de chauffage vient après, une fois les déperditions traitées, faute de quoi on dimensionne un équipement pour des pertes que l'on va supprimer.
Autres diagnostics à prévoir
Un bien antérieur à 1949 déclenche le constat de risque d'exposition au plomb. Une charpente ancienne apparente appelle souvent un état parasitaire en plus du constat termites obligatoire en zone d'arrêté. Ces deux points ne figurent pas dans ce classement, mais ils figureront dans le dossier de vente.
Les questions que ce tableau soulève
Un logement d'avant 1948 est-il forcément mal classé ?
Non. Une maison en pierre dont les combles, les fenêtres et les murs ont été traités atteint la classe C ou D. Sans travaux en revanche, la méthode de calcul applique des valeurs par défaut sévères aux parois anciennes et l'étiquette tombe souvent en E, F ou G. C'est l'absence d'isolation qui pénalise, pas la pierre.
Peut-on isoler par l'extérieur dans un village protégé ?
Rarement. En secteur patrimonial protégé ou aux abords d'un monument historique, l'architecte des Bâtiments de France s'oppose généralement à une isolation par l'extérieur qui modifierait l'aspect de la façade. Les solutions praticables sont l'isolation par l'intérieur, le traitement des combles et des planchers bas, et des menuiseries adaptées. Les aides restent accessibles.
Quels diagnostics s'ajoutent pour un bien ancien à vendre ?
Le constat plomb pour toute construction antérieure à 1949, et le repérage amiante si le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, ce qui vise donc aussi les rénovations d'un bâti plus ancien. En zone d'arrêté préfectoral, le constat termites s'ajoute. Si le diagnostic est classé E, F ou G, un audit énergétique est exigé à la vente.
Quelle est la classe DPE de votre logement ?
Retrouvez le diagnostic déjà réalisé à une adresse de la région, ou estimez une étiquette en quelques questions.
Source : ADEME · Observatoire DPE-Audit. Licence Etalab 2.0. Agrégat calculé sur l'ensemble des diagnostics enregistrés depuis le 1ᵉʳ juillet 2021.